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Mission Vérité, 3 août 2016

2 aspects politiques décrivent les premiers 6 mois de (mauvaise) gestion de l'opposition qui dirige l'Assemblée Nationale : la présentation d'extravagances légales – comme la loi escroquerie immobilière et la loi d'amnistie – et le refus d'aborder le thème de l'économie.

Aucune de ses initiatives légales n'ont eu la moindre relation avec ses promesses pendant la campagne électorale, centrées pour la plupart sur la fin des queues et des problèmes économiques qui frappent le pays. Pire encore, ils ont fait tout le contraire : quand le Gouvernement Bolivarien cherche à remettre en état une économie sabotée par ses financiers (FEDECAMARAS et ses dérivés), ils sortent rapidement pour faire obstacle à ces tentatives grâce au front des médias et au front international.

Et ce rôle de saboteurs permanents ainsi que leur manque d'intérêt pour les problèmes quotidiens du pays se confirme quand l'hebdomadaire Tal Cual lui-même, dans sa dernière édition papier, souligne la façon dont une grande partie des hauts dirigeants de la MUD sont engagés à humilier leurs adversaires de la même table pour d'éventuelles élections des gouverneurs qui n'ont même pas été fixées. Ce sont là ses priorités immédiates. Attention, Capriles, Maricori veut te scier ta candidature au poste de gouverneur de l'état de Miranda, selon l'hebdomadaire en question.

Mais il y a eu des accords et des lois qui, du fait qu'ils ne sont pas passés par une remise de peine envers des criminels, des corrompus et des trafiquants de drogues d'hier et d'aujourd'hui ou par la remise d'1 million de logements construits par l'Etat vénézuélien au système privé dollarisé, n'en ont pas moins de l'importance dans la stratégie de déstabilisation contre le Venezuela.

L'Assemblée Nationale a voté 2 lois qui renforcent et approfondissent le blocus financier du pays. La première, le 26 mai, cherche à frapper de nullité les investissements pétroliers internationaux faits avec l'Etat vénézuélien. Ou comme l'a dit Henry Ramos Allup lui-même le jour où ils ont approuvé cet accord, cité par Reuters: « Des contrats non approuvés par l' Assemblée Nationale ne seront pas valables sous ce Gouvernement et sous le suivant. »

La MUD fait une politique contre tout un pays

Maintenant, l'Assemblée Nationale, en réponse à la sentence N° 618 du Tribunal Suprême de Justice sur les prérogatives de la Banque Centrale du Venezuela pour recevoir les crédits internationaux et mobiliser des fonds à l'étranger a aussi fait la même chose : elle a déclaré nul le prêt de 482,5 millions de dollars du Fonds Latino-américain de Réserves. Jusqu'à présent, aucun de ses principaux opérateurs financiers (José Guerra, Luis Florido ou Alfonso Marquina) n'a fait de déclaration contre le fait que Citibank ait fermé les comptes du pays à l'étranger. Cette omission, plus la paire d'accords rapportée ici, met en évidence la fait que ce sont le principaux opérateurs qui continuent à asphyxier le Venezuela en le privant de crédit international et de possibilité de stabiliser son économie.

Quand ils prennent ces décisions, la MUD dit au pays pourvu que les queues continuent et que la sabotage économique s'amplifie !

Mais le caractère nocif de cette politique pro-blocus menée par l'Assemblée Nationale ne se situe pas uniquement dans ces accords qui ne sont même pas contraignants mais aussi dans la façon dont ils sont appliqués. Henry Ramos Allup a dit à Reuters: « Nous allons notifier à toutes les ambassades que les seuls contrats valides seront ceux contrôlés par l'AN. » José Guerra menace de sanctionner des fonctionnaires qui approuvent des endettements et José Silva, député de la MUD pour l'état de Bolívar, a dit que tout le corps diplomatique (et les chargés d'affaires) accrédité dans le pays sera informé des « risques » d'accorder des crédits ou d'investir au Venezuela.

Il a pour politique systématique d'empêcher à l'intérieur tout rapprochement commercial et financier avec l'Ordre du Jour Economique Bolivarien en soulignant le soi-disant menace que représente le fait d'investir dans le pays. Ils contribuent à l'isolement financier du Venezuela et pour cela, ils utilisent leurs relations de haut niveau avec des ambassades et des chargés d'affaires de différents pays pour qu'ils ne se rapprochent pas de l'Exécutif et qu'ils n'investissent pas dans des plans pour diversifier les exportations. « C'est pour tomber, il faudra vous y faire », dira José Guerra en bégayant.

Et dans ces ragots de caniveaux, dans cette suite ininterrompue de désinformations et de menaces envers des ambassades et des diplomates, l'Assemblée Nationale joue au plus haut niveau de la guerre économique en sabotant tout tentative du Gouvernement pour obtenir des ressources financières qui permettent d'améliorer en partie la situation économique.

Ce sont les principaux alliés intérieurs de Citibank et de Commerzbank qui ont déjà fait leur part du travail en fermant les comptes du pays à l'étranger et en faisant en sorte qu'aucune autre banque ne permette au Venezuela d'ouvrir un compte, lui fermant ainsi la possibilité de faire des importations urgentes dans des domaines vitaux pour sortir de la crise.

Ils font une politique contre tout un pays.

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/la-asamblea-nacional-y-citibank-juegan-en-llave-para-bloquear-a-venezuela

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/08/venezuela-l-assemblee-nationale-gere-le-blocus-financier.html

Venezuela: "L'Assemblée Nationale gère le blocus financier"

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