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Par ALEX ANFRUNS

 

Elle a été baptisée « la plus grande marche de l’histoire ». En réalité, il y a en a même eu trois. Fin mars, des manifestations d’une ampleur inédite ont eu lieu à l’échelle nationale au Chili, dans 74 villes. 2 millions de personnes sont sorties dans la rue pour réclamer la fin du vieux système de retraite hérité de la dictature de Pinochet, les AFP. Nous avions analysé le contexte, les tenants et les aboutissants dans le numéro de novembre dernier. Pourtant, le Chili est toujours présenté comme le « miracle économique ». Une façon de relativiser les crimes du fascisme mis en œuvre en plein jour dans les années 1970 ? Mais il y a d’autres responsables moins connus dans l’ombre. Ce sont les « assassins financiers » du FMI et ses idéologues, les Chicago Boys.



Au Venezuela, le même scénario chilien se déroule sous nos yeux. Le sabotage économique de l’oligarchie importatrice, qui accapare certains produits afin de semer le mécontentement dans la population, a trop duré. Les Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production (CLAP) se sont avérés être une solution créative et efficace, face aux « coups de Trafalgar » de toutes sortes que traverse la Révolution Bolivarienne.



Pourtant, l’on nous présente toujours le Venezuela comme un pays plongé dans la misère, où rien ne fonctionne et où l’on ne trouverait rien à manger. C’est l’image inversée du « miracle chilien ». Bizarre car, contrairement au Chili, à l’Argentine ou au Brésil, au Venezuela le peuple soutient toujours le gouvernement, sondages à l’appui.



Comme toujours, la réalité est beaucoup plus complexe. Souvenons-nous. Après la disparition
physique de Chavez, la droite avait annoncé la couleur : non reconnaissance du résultat électoral de 2013, appel au renversement du gouvernement par la violence (Opération La Sortie), campagne internationale d’amnistie pour le bourreau Leopoldo Lopez et, plus récemment, l’appel à la destitution du président Maduro.



Et on ne compte plus ses déclarations tonitruantes. Le dernier exploit de l’opposition vénézuélienne est d’avoir fait appel à une intervention étrangère pour en finir avec la Révolution. Elle a annoncé que la Charte Démocratique de l’OEA (« Organisation des Etats Américains » dont le siège est à Washington) aurait une valeur supérieure à la Constitution bolivarienne de 1999. Or, cela revient à transformer le Venezuela en un protectorat, une semi-colonie de l’impérialisme états-unien. Les masques sont tombés. C’est le projet d’une droite fasciste. Une trahison qu’il faut dénoncer, ici et ailleurs.

 


La droite latino-américaine tente de faire revivre le passé néolibéral. Face à l’oppression et aux menaces des oligarchies, il faut étudier le passé récent et retrouver l’inspiration des nouvelles batailles à mener. La résistance des peuples a une explication : ils sont fiers de la souveraineté retrouvée depuis le « No al ALCA » de Chavez. La confiance et l’optimisme dans la capacité des peuples à décider de leur avenir par eux-mêmes seront difficiles à briser. Comme le disait le Che, « l’histoire devra désormais compter sur les pauvres, les exploités et les vilipendés de l’Amérique Latine ». C’est « une vague qui ne s’arrêtera jamais ».

 

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Pas touche au Venezuela!

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