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Par Bruno Sgarzini (Mission Vérité, 14 juillet 2016)

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

L'officialisation du blocus financier du Venezuela avec la fermeture des comptes à Citibank ne doit pas être séparé de la sortie de Kimberly-Clark ni du renouvellement des sanctions états-uniennes envers des fonctionnaires et des militaires vénézuéliens soutenue par Chevron Corp. Une partie importante du pouvoir économique global est à l'avant-garde du siège du pays face à la faiblesse opérationnelle de la MUD dont les principales ressources politiques sont aujourd'hui épuisées et qui souffre d'une dépression plus importante que celle de Sheryl Rubio.

Et ça ne doit pas être parce que l'irruption de ces 3 corporations qui ont parmi leurs actionnaires les mêmes capitaux financiers qui ont intérêts à mobiliser des actions contre le Venezuela survient quand le chavisme traverse un cycle ascendant pour stabiliser l'économie avec des preuves visibles comme l'éclatement de la bulle du dollar parallèle et la décélération de sa sœur jumelle, l'inflation.

Il ne faut pas non plus négliger le fait visible que la dynamique politique intérieure bouge au rythme du chavisme avec la MUD courant derrière l'Agenda Economique Bolivarien avec la présentation de la Grande Mission approvisionnement Souverain et des facteurs favorables comme la hausse des rentrées d'argent avec l'augmentation du prix du baril de pétrole qui permettent d'aller vers la fin d'un second semestre au cours duquel des pas fermes ont été faits pour résoudre le problème central du devenir politique de ces 3 dernières années : les queues.

Pour que le pouvoir global entende et comprenne que le chavisme, avec sa direction révolutionnaire, a un plan efficace pour rompre l'embargo dont il a souffert pendant 3 ans. Et on en peut pas permettre qu'il fasse des pas efficaces pour passer d'une situation défavorable avec des touches narratives de « catastrophe » à une situation dans laquelle il se reprenne et il puisse se reconnecter à la population qui, vraiment, et à cause de la névrose de la queue et de la diminution de la qualité de la vie, a perdu confiance dans le Gouvernement Bolivarien.

Il ne peut pas le faire parce que l'embargo de 3 ans n'a pas fini avec la population embrassant son ravisseur ni même avec une explosion sociale artificielle, une crise humanitaire et une dispersion totale du chavisme pour que, au moins, il remette le truc par la voie pacifique. Mais, il faut le répéter, le chavisme, stoïquement, malgré tout et contre tout, non seulement a résisté mais donne des indices clairs qu'avec des négociations de haut niveau, à l'intérieur et à l'extérieur, avec des instances garde-fous comme la table de dialogue de l'UNASUR, a déchiffré la nature de la guerre économique, politique et médiatique et les étapes pour la désarmer.

Le chavisme a la capacité de vaincre la guerre non conventionnelle

Parce que, comme une gifle salvatrice donnée de l'extérieur, le pouvoir réel prétend imposer, déjà honteusement, une famine et une pénurie généralisée de médicaments par un blocus financier qui rende difficile les importations pour le second semestre. Et vous vous souvenez qu'un blocus sans argument juridique, contre un pays souverain est , sans aucun doute, un crime contre l'humanité.

Nous, les chavistes, ne pouvons pas méconnaître cette réalité ni même ne pas comprendre le désespoir de Wall Street pour fermer le front latino-américain avec le Venezuela pour être plus fort dans l'arène mondiale parce que spirituellement, humainement et de façon traumatisante, nous avons passé 6 mois pendant lesquels ce plan a essayé de nous imposer de nous soumettre à des conditions objectives pour un changement de régime par l'explosion sociale et le pillage induit.

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons comprendre que ces mois, les pires et les plus critiques de l'histoire du chavisme, sans doute, nous ont servis à finir d'observer l'écoulement constant et payé, des traîtres et des saboteurs de l'intérieur ainsi que l'assimilation des étapes dures et denses que la direction révolutionnaire a entreprises pour transformer un retraite en bon ordre en une impulsion politique avec les pouvoirs mondiaux en sautant par-dessus la reddition définitive.

Bien qu'ils qualifient la d'idéologique et de traître à l'héritage du Commandant à cause de leurs rapprochements économiques, elle n'est pas politique mais répond à l'objectif de diviser les ennemis intérieurs et de rendre possible la stabilisation des indices macro-économiques pour accéder au crédit extérieur pour assurer les besoins de base de la population quand Wall Street prétend éviter cela à tout prix.

Comprendre cela est aussi sûr que le fait concret que nous, les chavistes, devons nous activer autour de ces clefs et de l'offensive civique et militaire avec Vladimir Padrino López à sa tête pour contrôler la distribution des aliments et des médicaments. C'est justement d'ici, et non à partir de tristes tentatives de division, que nous pouvons donner des clefs avec des faits concrets à nos déçus pour commencer le processus nécessaire et indispensable de reconnexion avec la direction du président Maduro et avec la direction révolutionnaire.

Le point de non retour financier marqué par Citibank démontre qu'aucun plan, pour excellent qu'il soit, ne peut être imposé de l'extérieur et que le chavisme, en utilisant la force de l'ennemi, non seulement montre des signes de recomposition mais montre aussi qu'il a la capacité de rompre l'embargo de 3 ans et d'asseoir les bases pour vaincre la guerre non conventionnelle.

Cela dépend de nous.

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/columnistas/el-bloqueo-de-citibank-pretende-evitar-la-recomposicion-del-chavismo

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/07/venezuela-le-blocus-de-citibank-cherche-a-empecher-la-recomposition-du-chavisme.html

Venezuela : Le blocus de Citibank cherche à empêcher la recomposition du chavisme

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