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Nous, les participants aux journées Résistances d’Emmaus Lescar-PAU les 22 et 23 juillet 2017 réaffirmons notre engagement avec Le peuple vénézuélien et la Révolution Bolivarienne. Comme l’a dit l’activiste anti-apartheid Desmond Tutu : « Si tu es neutre dans des situations d’injustice, tu as choisi le camp de l’oppresseur ».
 

Nous observons avec préoccupation que l’agression impulsée par les secteurs les plus réactionnaires, régressifs et anti souverainistes, caractérisés par leur persécution des mouvements populaires et progressistes dans leurs propres pays, font des appels publics à agresser le Venezuela, au point même de faire appel à une intervention militaire étrangère.
 

Ces agresseurs cherchent à renverser le Gouvernement populaire, légal et légitime du président Nicolas Maduro Moros. Ce sont les mêmes qui ont soutenu et conduit à la guerre économique qui afflige aujourd’hui le peuple vénézuélien, et qui cherchent à donner la priorité à l’agenda de violence avant le dialogue entre les acteurs politiques vénézuéliens, le seul moyen idéal pour consolider la paix, la coexistence, la prospérité et surmonter la situation que subit aujourd’hui le peuple vénézuélien.
 

Depuis plus de 100 jours, la droite vénézuélienne mène encore une fois une stratégie de déstabilisation et de violence programmée avec des actes clairement terroristes, causant des dizaines de morts, de blessés et de graves dommages matériels et économiques.
 

L'opposition vénézuélienne reçoit un soutien important, non seulement du secteur privé, mais aussi du gouvernement des Etats Unis, de la droite internationale et du capital transnational. Mais, nous ne pouvons pas rester indifférents au renversement violent d'un Gouvernement légitime.
 

Depuis plus de 100 jours, la droite vénézuélienne mène encore une fois une stratégie de déstabilisation et de violence programmée avec des actes clairement terroristes, causant des dizaines de morts, de blessés et de graves dommages matériels et économiques.
 

La réponse éthique du président Maduro utilisant ses pouvoirs constitutionnels légitimes, a été de convoquer une Assemblée Nationalité Constituante (ANC), une mesure légale et légitime, basée sur la Constitution vénézuélienne, pour que les parties trouvent les moyens nécessaires pour garantir la paix. L'ANC est la plus haute expression politique pour le dialogue national, pour le débat politique et pour que le peuple vénézuélien résolve ses différends et trouvent des solutions aux problèmes dont ils souffrent aujourd’hui.
 

La droite réactionnaire et anti souverainiste vénézuélienne, non seulement a refusé ce nouvel appel au dialogue mais a intensifié ses attaques contre le peuple vénézuélien et ses institutions démocratiques.
 

Ils ont récemment fait un « plébiscite », une nouvelle fraude à la démocratie vénézuélienne. Un acte inexistant dans l’ordre juridique vénézuélien, manifestement illégal, fallacieux, illégitime, anti-démocratique, qui n’offre pas des garanties de crédibilité et de transparence, dont la méthodologie reste inconnue, dont les résultats n’ont pas étés vérifiés et ont été manipulés, comme cela a déjà été prouvé; à travers lequel ils ont créé un spectacle communicationnel international pour légitimer de nouvelles agressions des ennemis du Venezuela.
 

L'administration étatsunienne et Donald Trump ont déjà menacé d’appliquer des « mesures économiques fortes et rapides » si l’Assemblée Nationale Constituante se tient au Venezuela. D’autres pays réactionnaires de l’Amérique Latine ont fait le chorus.
 

Il est honteux que certains pays visent à sanctionner un pays parce qu'il fait réaliser un mécanisme constitutionnel, démocratique et légitime, comme l'Assemblée Nationale Constituante, consacré dans les articles 347, 348 et 349 de la Constitution, en s’abritant sous les résultats d’un acte manifestement illégal et déstabilisant, comme le soi-disant « plébiscite» et cela crée un dangereux précédent international.
 

Par conséquent, le mouvement socialiste bolivarien et le peuple vénézuélien ont besoin de la solidarité et non pas du silence, de la neutralité ou de l’indécision des peuples et des mouvements de solidarité internationaux. Cette solidarité implique de s’opposer énergiquement aux efforts pour renverser le président Maduro. En plus de l’évidente illégalité que représenterait ce renversement, ceci serait un coup mortel qui en finirait avec les acquis sociaux, politiques et culturels et avec le mouvement socialiste bolivarien et l’héritage de Chavez.
 

Nous souhaitons une issue négociée pacifique, politique à la crise que vit le pays. Nous exigeons la fin des violences des groupes émeutiers (guarimberos) et nous considérons comme inadmissibles les menaces et l'ingérence du président des États Unis et de la ministre des Affaires Extérieures de l'Union Européenne.
 

Nous avertissons tous les pays et tous les mouvements sociaux du monde que cette nouvelle agression porte atteinte aux principes sacrés du droit international et de la dignité des peuples, autrement dit, à la souveraineté et au respect de l'autodétermination.
 

Comme cela a été reconnu à la XXIII° Réunion du Forum de Sao Paulo, la « bataille pour le Venezuela » est une bataille de toute l'Amérique Latine et de tous les mouvements et partis progressistes du monde qui soutiennent la dignité des peuples.
 

Nous devons être clairs : cette agression contre le Venezuela n'est pas fortuite, cela fait partie d'un plan régional qui a déjà vaincu le Brésil, le Honduras, le Paraguay, et qui menace également la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua et Cuba.
 

Le peuple vénézuélien doit s'auto-déterminer en toute démocratie. Les mouvements de solidarité ne sont pas obligés de se prononcer pour dire si la meilleure façon de résoudre la crise actuelle est la proposition d’Assemblée Nationale Constituante et/ou les négociations avec l’opposition. C’est aux vénézuéliens d'en décider. S’opposer à l’intervention, diffuser des informations sur ce qui se passe réellement au Venezuela, voilà ce que nous, les non Vénézuéliens, pouvons faire de constructif.
 

Les forces progressistes, ceux qui aiment la patrie et qui accompagnent les peuples dans leurs luttes pour la justice et la liberté et la paix, ont toujours été attaquées par l'impérialisme. Aujourd’hui, c’est le tour du Venezuela, la patrie de Simon Bolivar, le grand homme d'Etat du XIXe et XXIe siècle, et d'Hugo Chávez, son héritier et guide de la grande révolution bolivarienne qui résiste aux attaques féroces de l'impérialisme, de la droite internationale et de ses forces oligarchiques.
 

Pour la défense de la démocratie et le droit du peuple vénézuélien à l'autodétermination. Soyons solidaires!
 

Pau, 22 juillet 2017

 

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