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Par: Elías Jaua Milano

Dans la Rome antique, le proconsul était désigné pour gouverner une province au nom de la Métropole avec des pouvoirs délégués. Quand nous voyons les derniers voyages et les dernières réunions du député Julio Borges a Washington, nous identifions la mauvaise intention de devenir l'administrateur du Venezuela recolonisé par l'impérialisme Nord-américain.

 

Jamais auparavant, dans notre Patrie, pas même à l'époque de Juan Vicente Gómez, une force politique n'avait était aussi cipaye1 face à un Gouvernement nord-américain. Tandis que les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes sont assassinés au milieu de la violence armée exécutée par Julio Borges, Henrique Capriles et Freddy Guevara, le premier d'entre eux sourit aves ses maîtres de l'Empire.

 

La dernière visite, en particulier, a été spécialement honteuse, il est allé demander en courant des instructions sur ce qu'il devait faire face à l'initiative constitutionnelle du Président Nicolás Maduro de convoquer l'Assemblée Nationale Constituante. Là, il a reçu l'ordre de faire pression sur divers secteurs pour qu'ils refusent de discuter à ce sujet mais le plus grave a été sa réunion à la Maison Blanche avec le Conseil National de Sécurité Générale de la Présidence des Etats-Unis d'Amérique, le Général General H.R. McMaster, le 5 mai dernier pour étudier des scénarios d'intervention directe ou par l'intermédiaire d'un pays tiers. La Colombie ? Dans la Patrie Bolívar, notre Patrie.

 

L'Histoire ne pardonnera pas ces crimes contre la Patrie. Le droit de s'opposer à un Gouvernement n'autorise personne à aller chercher des forces étrangères pour arracher le pouvoir politique. Ce sol, cette histoire sacrée qui nous appartient, celle d'être les fils et les filles de Bolívar et des libérateurs de ce continent nous oblige à affronter avec notre dignité de Vénézuéliens nos différends et nos problèmes.

 

Les problèmes des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes, nous devons les résoudre nous-mêmes et pour cela, notre Constitution de 1999 a laissé la porte ouverte pour que le peuple, dans l'exercice de son pouvoir d'origine, puisse faire agir sa souveraineté pour conduire la Patrie bien au-delà des situations difficiles.

 

C'est l'heure des patriotes, de ceux et de celles d'entre nous qui, au-delà de nos différends politiques et idéologiques, sommes profondément fiers d'être vénézuéliens, vénézuéliennes et sommes disposés à défendre notre Indépendance et le droit de vivre en paix que nous avons en tant que peuple.

 

Le héros de l'Indépendance du Nicaragua, le Général des Peuples Libres Augusto Sandino a défini comme traître à la Patrie tous ceux qui sont allés à la Maison Blanche demander l'intervention dans son pays. Tout homme ou toute femme qui aime notre Patrie juge l'action de Julio Borges.

 

Borges doit savoir que jamais nous n'accepterons un proconsul dans la Patrie que nous a laissée le Père Bolivar. Avec toute notre dignité de Vénézuéliens, nous disons avec notre Libérateur : « L'indépendance ou rien. »

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

NOTE de la traductrice:


1Les Latino-américains appellent « cipayes » les traîtres envers la Patrie, ceux qui veulent remettre le pays à une puissance étrangère.

source en espagnol :

http://www.telesurtv.net/opinion/Aspirante-a-proconsul-20170521-0016.html

URL de cet article :

Venezuela : L'aspirant proconsul

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