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Ces dernières semaines ont circulé des informations sur des attaques de la part d'anti-chavistes vénézuéliens à l'étranger contre des personnalités et des lieux liés au gouvernement Bolivarien.

 

La diaspora anti-chaviste (dans sa grande majorité appartenant à la classe moyenne) cherche à légitimer au niveau international les violences de la droite vénézuélienne et pour cela attaque des ambassades du Venezuela avec des plaques de carton, des chandelles, des pancartes et des croix noires et sabote des événements dans lesquels des représentants diplomatiques et des mouvements sociaux cherchent à expliquer la vérité sur ce qui se passe dans le pays.

 

« Même sous les pierres »

 

Il y a quelques jours, un groupe de Vénézuéliens a attaqué un événement du parti politique Morena, au Mexique, ce qui a provoqué le rejet et la demande d'expulsion de la part des activistes sociaux qui considèrent ce fait comme une ingérence dans les affaires intérieures du pays.

 

Le matin du 10 mai, 2 Vénézuéliens ont lancé de la peinture blanche contre un mur sur lequel se trouvait le portrait du Commandant Chávez, dans le sud du Bronx, New York (Etats-Unis). Cette œuvre a été réparée pendant les jours suivants par la communauté constituée par des métis latinos et des noirs.

 

Ce même jour, presque 20 personnes, pour la plupart de jeunes Vénézuéliens, se sont rendus à la Faculté des Humanités de l'Université de Panamá pour manifester « pacifiquement » face à un événement organisé par des mouvements sociaux en présence de l'ambassadeur du Venezuela au Panamá, Jorge Luis Durán. Le véritable motif était d'empêcher cet événement, c'est pourquoi on a provoqué des violences au cours desquelles des gens ont été blessés. Le retentissement de ces faits a été tel que le président panaméen, Juan Carlos Varela, a averti qu'il expulserait les Vénézuéliens qui protestent de façon violente dans son pays et a donné des instructions pour augmenter la sécurité des événements qui se déroulent en soutien ou contre le Gouvernement du Venezuela et éviter que des événements similaires se répètent. Il faut souligner que le mauvais comportement de la classe moyenne vénézuélienne grossière au Panamá a été l'objet de critiques et même de condamnation de la part de certains panaméens qui, comme Trump, détestent les immigrants des pays pauvres.

 

Le 10 mai également, un groupe de 12 Vénézuéliens résidant en Floride (Etats-Unis) a été arrêté par la police alors qu'il essayait d'attaquer le consulat du Venezuela dans cet état, à perturber la circulation et à lancer des excréments qu'ils portaient dans des sacs et des musettes. 8 d'entre eux sont aux mains des autorités alors que les 4 autres sont restés en liberté parce qu'ils ne possédaient pas de matériel contaminant. Ce consulat avait été fermé administrativement en 2012 par le président Chávez parce que le Gouvernement d'Obama avait déclaré persona non grata la consule de l'époque, Livia Acosta Noguera et à cause des menaces que subissait le personnel diplomatique de la part d'organisations de Vénézuéliens fuyant la justice du pays protégés à Miami.

 

Le jeudi 11 mai, des groupes de l'extrême-droite espagnole et vénézuélienne ont assiégé pendant plusieurs heures l'ambassade du Venezuela à Madrid. Là, l'association des Victimes des Guarimbas présentait un rapport devant environ 100 personnes. Un fonctionnaire de la police espagnole a envisagé de faire sortir les membres des associations des droits de l'homme, les communicants sociaux et les étudiants qui y assistaient par un côté du trottoir, ce qui a été refusé par l'ambassadeur Mario Isea. Ensuite, les violents ont été délogés et les personnes retenues ont pu sortir de l'immeuble dignement. Bien que les partisans de Trump en Espagne utilisent le qualificatif « assassin » contre tout ce qui leur semble chaviste, à cette occasion, ils acclamaient le dictateur Francisco Franco, auteur d'un coup d'Etat et d'un génocide dont les abus ne sont pas encore totalement éclaircis par la justice.

 

Un autre groupe de Vénézuéliens à Madrid ont attaqué le 12 mai un citoyen péruvien, l'ont insulté avec des phrases comme « mort de faim » tout en accusant Maduro « d'affamer » le Venezuela. En plus, ils lui criaient : « Va dans ton pays » et « Qu'est-ce que tu fais ici ? » comme s'ils étaient chez eux.

 

Hier, samedi 13 mai, plusieurs femmes ont attaqué l'ex juge vénézuélienne Dayva Soto, à Weston, Floride (Etats-Unis) parce qu'elle était soi-disant chaviste et avait « emprisonné Leopoldo López ». Alors qu'elles criaient « Tu vas devoir t'en aller de Weston » et « Je vais m'arranger pour que tu ne dormes plus », elles protestaient contre l'ex fonctionnaire, ouvertement de l'opposition, parce qu'elle s'était acheté un logement aux Etats-Unis. Cela a été déclenché par le site Dolar Today dans le cadre de ses attaques constantes avec de fausses informations sur le Venezuela et la publication de noms, d'informations complètes et d'adresses de soi-disant chavistes qui ont travaillé dans l'administration publique. Henrique Capriles Radonski a pu expliquer mieux que Soto que c'est elle qui lui a donné une complète liberté après l'attaque de l'ambassade de Cuba au Venezuela. La même sorte d'attaque individuelle a été appliquée aussi, en Australie, à la fille du maire de la municipalité Libertador, Jorge Rodríguez et à la journaliste Maripili Hernández à Barcelona, Espagne.

 

Le 13 mai également, un groupe anti-chaviste intitulé Veneuropa s'est posté dans le centre de Bruxelles pour demander à l'Union Européenne (UE) de suspendre « toute négociation entre les autorités de la communauté et le Gouvernement du Venezuela et d'imposer de sévères sanctions au Venezuela » en faisant allusion à une réunion à la fin du mois de mars dernier à Caracas entre le ministre vénézuélien du Commerce Extérieur et de l'Investissement International, Jesús Faría et l'ambassadrice de l'Union Européenne Aude Maio pour stimuler les relations bilatérales, commerciales et les investissements étrangers au Venezuela. L'Union Européenne est le troisième partenaire commercial du Venezuela après les Etats-Unis et la Chine.

 

Nous exportons le fascisme, la xénophobie et le racisme

 

Presque tous les faits décrits sont enregistrés par ceux qui les exécutent eux-mêmes parce qu'ils font partie d'une campagne internationale qui cherche à reproduire une façon de faire politique dans laquelle il n'y a pas d'argumentation d'idées mais l'intolérance et l'obtention de résultats rapides. A cela s'ajoute la tentative d'intimidation que ce soit par l'avantage du nombre ou par l'utilisation de la violence.

 

Depuis l'annonce de sa candidature, l’actuel président des Etats-Unis a accusé les immigrants mexicains d'être des criminels, des violeurs et des trafiquants de drogues, a promis d'expulser 11 millions d'entre eux et parlé de construire un grand mur tout le long de la frontière avec le Mexique. De la même façon, le discours anti-chaviste fait appel aux bas instincts comme la xénophobie, la misogynie, l’intolérance politique et le dogmatisme religieux.

 

Les émigrants vénézuéliens semblent maintenant entrer dans les rangs de cette armée de militants intolérants, racistes et xénophobes de Donald Trump.

 

Un certain super-machisme dans l'une des éphémères matrices d'opinion de la MUD qui a essayé de discréditer Maduro en le traitant de « Colombien » ne semble pas être une pure coïncidence. D'autre part, des citoyens de certains pays dans lesquels ces harcèlements ont eu lieu critiquent le comportement irrespectueux et bouffis d'orgueil des groupes anti-chavistes envers leurs propres codes et leurs propres coutumes.

 

Pour ne pas montrer ce qu'ils imaginent réellement pour le pays dans une Assemblée Constituante, la MUD a choisi l'anti-politique. C'est pourquoi, le 9 mai, la haute représentante de l'Union Européenne pour la Politique Etrangère, Federica Mogherini, a dit dans un discours devant le Conseil de Sécurité de l'ONU qu'il faut « être imaginatifs et chercher de nouveaux réseaux quand ceux qui sont formés traditionnellement semblent échouer » comme « ça semble être le cas du Venezuela. »

 

L'ingérence étrangère obéit au racisme mondialisé par les puissances du nord construites par des gens de diverses cultures pour les blancs et les Européens. La vidéo suivante montre un alignement esthétique, politique, culturel et de classe de ceux qui crient (drogué) à une famille musulmane que Trump « les arrêtera » avec furie et ceux qui, à Madrid, Espagne, ont assiégé leurs propres compatriotes à cause de basses considérations. La misère de la classe moyenne est mondiale et aussi cette nouvelle résurgence du super-machisme blanc qui en fait des soldats en première ligne.

 

La diaspora anti-chaviste qui encourage l'intolérance pourrait perdre le respect dont on a besoin pour vivre tranquille hors de son pays pendant longtemps.

 

Publié le 16 Mai 2017 par Bolivar Infos

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/guarimba

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/05/venezuela-actes-anti-venezueliens-a-l-etranger.html

Venezuela : Actes anti-vénézuéliens à l'étranger

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