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COMMUNIQUE

 

La République bolivarienne du Venezuela condamne la campagne d’agression systématique engagée depuis la République de Colombie, ensemble avec des secteurs de l’entreprise et des médias, contre le Venezuela, ses institutions et son Peuple. Le Président Juan Manuel Santos trahit l’histoire commune d’indépendance et de liberté et frappe d’un coup de poignard dans le dos le pays qui l’a aidé à construire la paix.

 

Ce stratagème, de mauvaise foi et de double moral, met en évidence la violation des principes fondamentaux du Droit international dont la non ingérence dans les affaires intérieures, l’autodétermination des peuples et le respect de la souveraineté des Etats, principes essentiels pour la coexistence pacifique et le développement de relations bilatérales d’amitié et de coopération.

 

Il est absolument incontestable que devant les très graves problèmes que confronte le Peuple frère de Colombie, les chiffres grotesques de violences, de disparitions forcées, de pauvreté, d’exclusion, d’incrément du trafic de drogues et de répression, clairement montrées par les organisations internationales, on prétende, dans le meilleur des cas, cacher les responsabilités du Gouvernement colombien en attaquant le Venezuela, ou en utilisant les attaques comme monnaie d’échange pour obtenir des avantages de la nouvelle administration des Etats-Unis.

 

Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Colombie est l’un des pays les plus inégaux, occupant la 12ème place sur 168 pays pour les inégalités des revenus et l’accès à l’éducation et à la santé entre les hommes et les femmes. Selon le Département Administratif National de Statistique de Colombie (DANE), 28% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté, ce qui représente une augmentation de 0.72% par rapport à 2015.

 

De son côté, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a inclus la Colombie sur la liste des pays subissant de famine provoquée par des conflits, et estimant que 12% de la population colombienne a un besoin urgent d’assistance humanitaire. Des estimations plus récentes confirment que 9% de la population subit de malnutrition, ce qui montre l’incapacité de l’Etat colombien à répondre aux besoins de sa population.
 

Des Organisations spécialisées dans le domaine pénitentiaire indiquent que le nombre de prisonniers politiques en Colombie est de l’ordre de 9.500 personnes. Ceci montre que l’Etat colombien emprisonne des syndicalistes, des documentalistes, des étudiants, des artistes, de paysans, des instituteurs, de personnes engagées dans le combat social, sous des montages judiciaires, dans le but de criminaliser la lutte sociale et politique.

 

Le Centre Nationale de Mémoire Historique compte 60.630 personnes disparues pendant les dernières 45 années, ce qui revient à 112 personnes disparues par mois et presque 4 par jour. En plus, le 30 avril dernier, le Haut Commissaire de l’ONU pour le Droits de l’Homme a informé que pendant les quatre premiers mois de l’année ont été assassinés 41 défenseurs des Droits de l’Homme en Colombie, c’est-à-dire presque 3 défenseurs des Droits de l’Homme par jour.

 

Il convient également de rappeler que selon le rapport du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR) de 2015, publié en juin 2016, la Colombie est le pays avec le plus grand nombre de personnes déplacées intérieures, avec 6,9 millions de personnes déplacées comme conséquence du conflit interne qui a perturbé la paix dans ce pays frère pendant plus de sept décennies

Encore plus grave est l’augmentation de 37% de la production de cocaïne en Colombie, selon les chiffres publiés dans le Rapport mondial sur les drogues 2016 (ONU), ce qui a une incidence sur l’augmentation des délits frontaliers et de la criminalité paramilitaire.

 

Devant cette évidence, il est important de souligner que le Président Santos s’est prononcé sur le modèle de développement vénézuélien, qui a valu au pays la 71ème place dans l’indicateur de développement humain 2016 du PNUD, bien au-dessus de la Colombie, qui occupe la 95ème place.

 

La République bolivarienne du Venezuela condamne catégoriquement le deux poids deux mesures et la tergiversation du gouvernement colombien dans ses attaques contre le Venezuela, en même temps qu’elle lance un nouvel appel en faveur de la paix, des bonnes relations qui doivent régner entre voisins, pour qu’en fonction de la fraternité historique entre nos peuples, il désiste d’interférer dans les affaires intérieures du Venezuela, qu’il respecte les principes du Droit international et s’occupe des graves difficultés que connaît sa population au lieu de prétendre donner des leçons de démocratie et de droits de l’homme au Venezuela.

 

Caracas, le 8 mai 2017

REPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA MINISTERE DU POUVOIR POPULAIRE POUR LES RELATIONS EXTERIEURES

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