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Cher camarade, grand frère, général d'Armée, Président du Conseil d'Etat et des Ministres de Cuba, Raúl Castro Ruz (Applaudissements).

 

Nous sommes très heureux d'être dans la patrie cubaine et de recevoir, comme toujours, toutes ces expressions de fraternité et d'amitié véritable parce que l'estime et l'affection entre Cubains et Vénézuéliens est le véritable amour, l'affection véritable et la solidarité partagée depuis la vérité de notre histoire.

 

Je remercie beaucoup la Présidente de la Fédération des Etudiants et le Secrétaire Général de la Centrale des Travailleurs de Cuba pour la force de leurs paroles, pour le soutien de la jeunesse et de la classe ouvrière cubaine (Applaudissements). Nous avons reçu ce soutien comme un véritable renfort parce que ce sont les peuples, c'est la solidarité et l'amour des peuples, c'est la véritable diplomatie. La diplomatie de l'avenir est la diplomatie des peuples, des travailleurs, des étudiants, des maîtres, des professionnels, des militaires, de tous. Je remercie donc profondément pour ces expressions que, pendant toutes ces semaines de menaces, d'agressions contre le Venezuela au sein de l'OEA, depuis Washington, depuis ce tribunal de l'inquisition qu'est devenu le ministère des colonies grâce à eux, nous avons reçues du peuple cubain et de toutes ses organisations sociales qui sont l'expression d'une solidarité véritable de l'homme et de la femme de la rue.

 

Camarades de l' ALBA, secrétaire général de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, David Choquehuanca, chanceliers des 13 pays qui participent à cette réunion du Conseil Politique de l'ALBA, camarade Cilia Flores, première combattante, ministres, amis et frères,

 

Ce Conseil Politique de l'ALBA marque un nouveau tournant. A nous dans la vie de la lutte pour la dignité, pour l'indépendance de notre peuple, on ne nous a fait cadeau de rien. La route que nous avons parcourue est longue, demain, nous serons dans le sud du Venezuela, dans l'Orénoque, sur le front de l'Orénoque, pour commémorer le 200° anniversaire de la première grande victoire, un 11 avril 1817, des troupes libératrices du sud sur les troupes du général Pablo Morillo à la Bataille de San Félix qui a marqué le début du cycle de victoires de la Révolution d'Indépendance du Venezuela et de l'Amérique du Sud au XIX° siècle.

 

Notre armée libératrice arrivait d'un terrible massacre à 400 kilomètres, dans les Caraïbes vénézuéliennes, dans la ville de Barcelona, quelques jours auparavant. Plus de 1 500 hommes et femmes, dont 700 soldats, 300 malades, vieux, enfants furent massacrés par la brutalité de l'armée de l'empire espagnol qui occupait alors nos pays.

 

Quelques jours plus tard, cette même armée de libération était capable, sur les cendres mêmes de la douleur et de la défaite, de lever les drapeaux tricolores de la victoire, un jour comme le 11 avril 1817.

 

Aujourd'hui, nous commémorons aussi un anniversaire de plus de la fondation en 1892 du Parti Révolutionnaire Cubain. José Martí a dû, après que la révolution indépendantiste du XIX° siècle soit passée par des aléas, des défaites, des divisions, José Martí a dû mettre en ordre la doctrine, la stratégie et de prendre la direction, de réunifier les forces, le commandement des forces patriotiques de Cuba de l'époque et un jour comme aujourd'hui, il a fondé le Parti Révolutionnaire Cubain. Un XIX° siècle de batailles, un XIX° siècle de recherches, un XIX° siècle de fondation, fondation dans l'idée de chercher la dignité, l'égalité, le droit à la vie, le droit à l'existence de nos peuples. Nos peuples jusqu'alors n'avaient connu que la vassalité coloniale. La domination des puissances des empires européens avait alors été absolue et hégémonique sur tout ce qui aujourd'hui est connu comme l'Amérique Latine et les Caraïbes. Sur toutes les terres américaines de notre hémisphère jusqu'au XIX° siècle, on n'a connu que le colonialisme, l'esclavage, le racisme, l'exploitation. 3 siècles de domination, de colonialisme, d'extermination absolue des populations aborigènes qui ont marqué notre histoire, notre sang. 3 siècles d'esclavage d'où sont venus nos grands-parents africains. C'est l'un des épisodes de notre histoire les plus terribles que nous ne devons pas oublier ni laisser les générations futures oublier jamais. Plus de 50 millions d'hommes et de femmes ont été enlevés des terres africaines et traînés, pire que des animaux, enchaînés, transformés en esclaves, de long en large sur ce continent, comme nous disions, à cause de l'Europe cultivée. C'est l'Europe cultivée qui nous a imposé l'esclavage, le racisme, l'exclusion, le pillage de continents entiers. Si bien que la lutte n'a pas été brève, cette lutte ne sera pas brève et surtout la jeunesse, avec cet esprit toujours à la recherche de quelque chose, cet esprit de créativité, de joie, de rébellion, doit comprendre que tout le chemin fait depuis lors, un chemin de revendication, de dignité, de tout l'héritage créé par les symboles fondateurs, par les dirigeants fondateurs de notre patrie au XIX° et au XX° siècles doit être considéré avec une responsabilité absolue et une conscience absolue des batailles que nous livrons aujourd'hui et des batailles qui sont encore à livrer par nos peuples et par notre Amérique.

 

Au XX° siècle, sans aucun doute, il y a eu un fait marquant. Si le XIX° siècle a eu un Bolívar, un Antonio José de Sucre, un Ayacucho qui sont devenus des mythes pour ceux qui aspiraient à la liberté, à l'indépendance, à l'égalité sur tout notre territoire, qui rêvaient de l'utopie d'exister en tant que république, qui rejetaient toutes les formes de soumission, de colonialisme que l'Europe a imposées sur nos terres de pillage, d'esclavage et Bolívar, un Sucre, un Ayacucho, un Martí, un Morazán, qui ont marqué un chemin de recherche, de combat marqué aussi par la trahison, qui ont proposé les rêves d'égalité, de démocratie, de république, le XX° siècle qui s'est achevé il y a à peine quelques années, fut le siècle de l'irruption de l'impérialisme états-unien en tant que puissance dominante de notre Amérique et du monde. Nos pères le savaient bien, nos grands-pères et les générations qui nous ont précédés !

 

Un XX° siècle plein d'épisodes, d'interventions que nous rappelaient le Secrétaire Général de la Centrale des Travailleurs de Cuba, la politique des canonnières, la politique de la carotte et du bâton, plus du bâton que de la carotte. Un XX° siècle qui a été le témoin de la façon dont les anciennes oligarchies de chacun de nos pays, très corrompues, ont été liées aux intérêts de domination économique, politique, géopolitique de notre région par une élite impérialiste qui a toujours dirigé le destin des Etats-Unis d'Amérique depuis leur fondation même.

 

L'OEA, l'Organisation des Etats Américains, qui s'appelle ainsi, est une organisation qui est née comme l'héritière, précisément, des Conférences Panaméricaines que José Martí dénonçait à la fin du XIX° siècle, de la Conférence de 1889. L'Organisation des Etats Américains, à sa naissance, a été l'expression de la politique hégémonique que les Etats-Unis avaient déjà réussi à concevoir pour notre continent.

 

La Conférence de Bogotá de 1948 a été l'étape fondatrice de l'organisation qui allait servir à l'élite de l'empire des Etats-Unis d'instrument pour rendre légitime leur domination politique, économique et militaire sur toute notre région latino-américaine et caribéenne.

 

En 1948... Un jour comme hier, on a commémoré dans toute l'Amérique, surtout en Colombie, le 69° anniversaire de l'assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, un grand révolutionnaire colombien, un grand bolivarien de son époque. Un événement historique inoubliable toujours connu sous le nom de Bogotazo mais qui fut en réalité le « colombionazo », a été le début d'une période sinistre de l'histoire de la Colombie et de notre Amérique du Sud. Le 9 avril, avec l'assassinat de Jorge Eliécer Gaitán et de toutes les forces d'espoir, de direction, pour libérer les pauvres de notre sœur la Colombie, a commencé en Colombie le cycle le plus long de violence politique, d'intolérance idéologique, de répression qu'on ait jamais connu en Amérique Latine et dans aucun des pays présents ici.

 

Fidel était là, pendant ce Bogotazo, un jeune étudiant qui était venu participer au Congrès Latino-américain des Etudiants dans l'idée de fédérer toutes les organisations pour s'opposer déjà à la fondation de l'OEA, dans l'idée martienne1 de s'opposer au panaméricanisme en tant que négation du bolivarisme. Le panaméricanisme représentait les courants attachés à la doctrine de Monroe qui se sont développés au début du XIX° siècle, le bolivarisme, les drapeaux reconnus par Marti au XIX° siècle et revendiqués par Fidel au XX° siècle, le Commandant Fidel Castro.

 

Comme disent les poètes, le cadavre de Jorge Eliécer Gaitán, le dirigeant du peuple colombien, lorsque la Conférence Panaméricaine de Bogotá a fondé l'Organisation des Etats Américains sur la répression la plus honteuse et le massacre le plus honteux qu'on ait connu dans l'histoire de la Colombie et de Notre Amérique, était encore chaud. L'Organisation des Etats Américains est née de cette confrontation, elle est née de la confrontation due à l'apparition toujours renouvelée de dirigeants et de projets de notre Amérique représentés par un Jorge Eliécer Gaitán, martyrisé un 9 avril 1948 et représentés aussi par l'alliance des oligarchies toujours subordonnées aux élites de l'empire des Etats-Unis qui, pêle-mêle, avec toute la force qu'elles ont réussi à avoir tout au long de l'histoire, se sont toujours imposées par le chantage, la coercition ou la violence directe.

 

Depuis la fondation de l'Organisation des Etats Américains, comme on en a bien discuté aujourd'hui au Conseil Politique de l'ALBA, 69 ans se sont écoulés et en 69 ans, l'histoire de l'OEA est l'histoire de la plus honteuse subordination des oligarchies locales de nos pays aux intérêts de l'empire, dans toutes les situations et à tout moment. Nous n'aurions pas assez de toute cette nuit, d'une matinée complète, de plusieurs jours, pour faire un parcours, une révision, un bilan, une évaluation de cette histoire. Nous n'aurions qu'à rappeler les symboles qui ont marqué cette histoire : Guatemala, 1954, la campagne contre le président Jacobo Arbenz et la révolution démocratique du Guatemala, l'invasion, résultat : 50 ans de dictature et après ces 50 ans, les Etats-Unis, le Département d'Etat, font des excuses au peuple du Guatemala parce qu'ils se sont trompés avec l'invasion parce qu'ils ont démontré 50 ans après que Jacobo Arbenz n'était pas communiste.

 

La République Dominicaine, 1966, une nouvelle expérience, un dirigeant, Juan Bosch, un Latino-américain extraordinaire, martien, bolivarien, un dirigeant brillant, venu du peuple qui a aussi donné naissance à Máximo Gómez, le peuple dominicain, notre bien-aimé peuple dominicain et l'OEA a aussi utilisé des porte-avions dans l'un des massacres, dans l'une des invasions les plus épouvantables qu'on ait connu dans les années 60. Avant la République Dominicaine, ça a été le tour du peuple cubain.

 

Nous avons discuté au Venezuela et depuis le Venezuela avec des Gouvernements amis, avec des mouvements sociaux, populaires, de tout le continent et avec notre peuple du caractère de cette Organisation des Etats Américains et nous nous sommes trouvés face à l'histoire que vous avez dû affronter, vous.

 

Bon, la grande majorité des Cubains et des Cubaines présents ici est née dans les années 60 par là, pas vrai ? Sauf d'honorables et prestigieuses exceptions (Rires) mais tous connaissent très bien leur histoire dans le puissant système d'éducation cubain.

 

Vous savez comment l'OEA dans les années 1959, 1960, 1961, 1962, a été le théâtre de la préparation de l'agression, de l'intervention et de l'occupation de Cuba.

 

Vous connaissez la bataille immense que les Cubains ont dû livrer avec Fidel, avec Raúl, avec le Che, en nageant presque à contre-courrant dans une combinaison de mouvements politiques, diplomatiques qui ont toujours été accompagnés par les peuples, par la solidarité des peuples de tout le continent de Caracas à Montevideo, de México à Buenos Aires mais qui avait la complicité criminelle de tous les Gouvernements, pour la plupart des dictatures, et du reste des Gouvernements qui, sous prétexte de démocratie bourgeoise représentative avaient essentiellement la domination sur les votes à l'OEA.

 

Cuba a dû livrer une bataille énorme. Il y a assez de documents déclassifiés de l'époque et on connaît aujourd'hui l'histoire qu'ont pu dénoncer au sein de l'OEA et au dehors les voix de la Révolution Cubaine de l'époque.

 

Les Etats-Unis, par derrière, avec une grande capacité de pression et pour imposer, ont organisé les différentes réunions et conférences de l'OEA. Dans les années 1960, ils ont utilisé l'Organisation des Etats Américains pour se rapprocher d'une agression grâce à des résolutions. La fameuse Charte Démocratique n'existait pas, cela leur importait peu, elle ne leur manquait pas, ils violaient la Charte de l'OEA aussi souvent qu'ils le voulaient et ils ont engagé un processus de harcèlement, de persécution contre la Révolution naissante de Cuba et contre le désir de dignité et l'effort de tout un peuple qui s'éveillait à peine à une nouvelle époque historique.

 

Avant 1961 – nous l'avons analysé avec des experts du MINREX, l'un d'entre eux était Rogelio Polanco – ils n'ont avancé que dans la campagne médiatique, politique, diplomatique et l'OEA leur a servi de mécanisme pour accumuler un ensemble d'actions, de condamnations, de harcèlements, de traques qui a amené le chancelier de l'époque, Raúl Roa, à qualifier l'OEA de « ministère des colonies » des Etats-Unis.

 

Certainement, beaucoup de jeunes aujourd'hui, au XXI° siècle, pourraient se demander ce qu'est ce ministère des colonies et ce serait une bonne question. Non, c'est qu'à l'époque des colonies, précisément, la façon de gouverner leurs territoires d'outre-mer était de le faire grâce à des ministères des colonies qui se chargeaient de gérer, de dominer et de gouverner les territoires d'outre-mer. On connaît le fameux ministère des colonies de l'Empire Britannique qui devait gouverner pratiquement le monde entier : l'Asie, l'Afrique et l'Amérique.

 

Ce « ministère des colonies » bien nommé par Cuba dans les années 60, à l'OEA a fonctionné comme un mécanisme pour légitimer ce que les Cubains ont vécu depuis qu'en avril, précisément avril 1961...

 

Cuba n'a pas été expulsée de l'OEA avant 1961 parce qu'avec l'invasion de Playa Giron, ils espéraient constituer une tête de pont, un gouvernement pantin et après l'avoir établi dans tous les territoires de notre Cuba bien-aimée, tous les Gouvernements en sortiraient et l'OEA en sortiraient avec le poids historique qu'il y avait à ce moment-là à reconnaître la légitimité d'un Gouvernement pantin parallèle et ensuite à justifier l'appel à une intervention militaire massive des Etats-Unis contre le peuple cubain.

 

C'est pourquoi ils ont conservé à l'OEA Cuba harcelée par des déclarations, des discours, des réunions, et la parole de Cuba, malgré son apparente solitude, la parole de Cuba fut le référence morale, la voix, la force de rébellion dont l'Amérique avait besoin pour apprendre que oui, on pouvait affronter l'impérialisme, que oui, on pouvait vaincre l'impérialisme et qu'il existait un peuple plein de cette force : le peuple cubain, Fidel. (Applaudissements)

 

Une expérience extraordinaire après la victoire du peuple cubain, en 72 heures, extraordinaire, magique, qu'a représenté le première défaite de l'impérialisme encore naissant, l'impérialisme états-unien en terres américaines, la victoire héroïque qui a rendu gigantesque le prestige de Fidel, de la Révolution Cubaine, devant les peuples du monde. Là, oui, a commencé le processus pour imposer une politique d'isolement de Cuba. Là, oui, ont commencé les pressions pour la rupture des relations diplomatiques des pays de l'époque dans le cadre d'une campagne criminelle pour séparer et diviser nos peuples, pour nous remplir de haine. Et alors commença une politique que, sauf le Mexique qui a toujours représenté l'esprit immortel d'Emiliano Zapata, pas le Mexique de la trahison mais celui de la dignité, de Lázaro Cárdenas, d'Emiliano Zapata, tous les Gouvernements de l'époque se sont joints pour, dans un enchaînement d'événements, rompre les relations diplomatiques, politiques et se joindre au blocus de Cuba. Et ce fut alors et seulement alors que vint la fameuse réunion pour suspendre et expulser Cuba de l'Organisation des Etats Américains.

 

Aujourd'hui, nous pouvons raconter et rappeler ces témoignages du moment historique qu'ils ont dû affronter. Et je ne peux pas m'empêcher d'éprouver, en tant qu'être humain, en tant que révolutionnaire, une gigantesque admiration pour Fidel, pour Raúl et pour ce groupe d'hommes et de femmes qui ont dû affronter ces temps historiques avec dignité (Applaudissements), avec sagesse, avec fermeté, avec courage et n'ont laissé en aucune circonstance tomber le drapeau de la dignité de la Cuba révolutionnaire. Des temps héroïques ont vu naître la merveille de cette Révolution Cubaine. La Révolution Cubaine au XX° siècle a représenté le début d'une longue ère de transformations progressistes, révolutionnaires, de notre continent. La Révolution Cubaine a fixé la règle, l'ordre du jour, a marqué le temps historique de ce qui était possible et de ce qu'il était nécessaire de faire pour que ces pays auparavant colonisés, esclaves, pour que nous, les pays toujours sous-estimés par le Nord, toujours rejetés par le Nord, trouvions notre propre chemin, en des temps aucunement faciles. On ne nous a jamais fait cadeau de rien, jamais la dignité n'a été accordée au cours de l'histoire, elle a été arrachée.

 

Article complet sur: 

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/especiales/2017/04/11/maduro-venezuela-no-se-va-a-rendir/#.WOyAolLpMRE

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/04/venezuela-discours-du-president-nicolas-maduro-a-la-manifestation-de-solidarite-avec-le-venezuela-au-palais-des-conventions-le-10-avril-2017.html

DISCOURS DU PRÉSIDENT NICOLAS MADURO À LA MANIFESTATION DE SOLIDARITÉ AVEC LE VENEZUELA, AU PALAIS DES CONVENTIONS, LE 10 AVRIL 2017

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