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Cubadebate, 18 décembre 2016

 

Publié le 19 Décembre 2016 par Bolivar Infos


 
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos


 
La moitié des billets de 100 bolivars a été soustraite et envoyée dans divers pays par différentes voies. Les autorités ont signalé que quelques 300 000 millions de bolivars sont déposés illégalement à l'étranger, ce qui a provoqué une grave restriction de la disponibilité du papier monnaie. On estime que 3 000 millions de billets se trouvent aux mains des mafias et des groupes de délinquants.


 
Mais quel est le but de ce trafic particulier ? Voici le principales hypothèses envisagées par les autorités et confirmées par des experts.


 
Faciliter le commerce sur la frontière


 
Depuis les années 1970, les échanges commerciaux sur la frontière et l'attraction d'une monnaie forte et surévaluée comme le bolivar a stimulé une situation de libre convertibilité qui a donné naissance aux actuels bureaux de change professionnels.


 
La majorité était liée à des maisons de commerce qui recevaient les bolivars de Vénézuéliens qui faisaient du « tourisme d'achat » au Nord de Santa­nder. La réception de ces ressources a tendance à se faire, pour des raisons pratiques, avec des billets de la plus haute valeur, dans ce cas, le billet de 100 bolivars.


 
Soutenir la contrebande d'extraction


 
la structure de change illégal a commencé à se créer avec les années et est devenue indépendante. Jusqu'au début des années 90, il y a eu des discussions entre les autorités monétaires des 2 pays pour réguler l'activité et établir un accord de libre convertibilité. Cependant, on n'a pas obtenu d'accord à ce sujet.


 
En 2000, la Gouvernement colombien a instauré des bases pour « légaliser » l'activité avec des lois comme al Résolution 8 de la Banque de al République et des dispositions fiscales. Cela a permis au marché des changes de devenir le support et le stimulant de la contrebande d'extraction.


 
Plus la monnaie vénézuélienne est dévaluée, plus les contrebandiers peuvent obtenir de produits vénézuéliens ou de combustible pour chaque peso investi parce que les achats se font en bolivars.


 
« Par l'imposition criminelle du taux de change du bolivar sous-évalué des dizaines de fois en dessous de sa valeur, tous les produits de base subventionnées deviennent moins chers qu'en Colombie ou que n'importe où dans le monde, provoquant une marge de spéculation gigantesque pour faire fonctionner la contrebande d'extraction, » expliquait en 2015 l'ex ministre vénézuélienne du Commerce Isabel Delg­ado Arria.


 
Evidemment, s'agissant de ressources qui doivent traverser al frontière comme une marchandise de plus, l’utilisation des pièces de papier monnaie de haute valeur est indispensable.
 
Blanchir les capitaux des activités illégales
 
Le système de change sur la frontière suit les contrôles habituels des établissements officiels. « Ces opérateurs de change ont la possibilité de fait d'opérer en monnaie étrangère sans avoir à déclarer ni son existence ni la fréquence des opérations ni le montants des transactions aux autorités colombiennes, » explique Isabel Delgado dans l'article déjà cité.


 
Par conséquent cette zone frontalière est devenue une espèce de « paradis fiscal » de fait qui permet de blanchir les bénéfices des trafiquants de drogues et des importateurs vénézuéliens qui ont profité des devises officielles grâce à ce qu'on appelle « la fraude à l'importation».


 
Même si la majorité de ces transactions ont tendance à se faire par la voie électronique, il est inévitable que cela finisse par renforcer le trafic de billets.


 
Falsification du papier monnaie


 
Le billet de 100 bolivars a commencé à être utilisé dès la fin de 2014 pour falsifier d'autres monnaies comme le dollar états-unien. Cela explique son trafic non seulement vers la Colombie mais aussi vers d'autres régions comme le Brésil, l'Espagne et H­ong Kong, selon les autorités des aéroports qui ont intercepté des trafiquants de papier monnaie du Venezuela.


 
Plusieurs citoyens chinois et un hôtelier espagnol sont actuellement jugés pour avoir soustrait un nombre important de billets.


 
Soustraction u papier monnaie pour déstabiliser le pays


 
Créer une instabilité économique à des fins politiques est l'hypothèse le plus envisagée par les autorités vénézuéliennes et par les analystes. Selon l'économiste Oscar Forero­, de Tachira, l'achat compulsif et la rétention de billets à Cúcuta, Colombie, n'a aucun fondement économique car les les pertes subies par les acquéreurs sont énormes. A cause de cela, il considère que le Gouvernement des Etats-Unis lui-même est derrière ces processus, comme l'a indiqué lundi le ministre vénézuélien de l'Intérieur Nestor Reverol. Il a souligné que des opérations similaires ont été faites en Irak et e­n Libye et une révision de la guerre en Syrie montre des actions similaires de soustraction de la monnaie locale et son remplacement forcé par le dollar et la lire turque.


 
Des études d'économistes notent que si on remplace de façon généralisée la lire syrienne par la turque, il y aura surtout des répercussions négatives dans es domaines aux mains du régime.


 
« Il y aura une baisse de la capacité d'achat des employés qui reçoivent des salaires du Gouvernement et des citoyens qui résident dans les zones contrôlées par les autorités, » a indiqué M­ohamed al Bakur, membre du Conseil administration du syndicat des Economistes Syriens, en août 2015.


 
L’utilisation du papier monnaie dans les zones ou les communautés en conflit


 
La dernière hypothèse rappelle que des expériences antérieures de trafic de monnaies ont encouragé son utilisation dans des zones en conflit ou entre membres de communautés d'immigrants en relation avec ces zones.


 
Dans des endroits exposés à des guerres comme la Syrie ou l'Ukraine, il pourrait être pétré utilisé en replacement de la monnaie officielle par décision des agents du pouvoir qui ont e contrôle du territoire et face à la faiblesse de l'Etat et étant donné les caractéristiques de sécurité que possède le papier monnaie.


 
Ce serait une monnaie de substitution mais avec l'aval d'une espèce d'émetteur non officiel. Elle pourrait êtrepetre utilisée comme le dinar irakien au Paraguay e­n 2005 quand on l'a employé pour blanchir l'argent et que les commerçants d'origine arabe l'ont utilisé pour envoyer de l'argent illégalement à l'étranger. Cela fonctionnait comme une espèce de lettre de change au porteur.


 
(Extrait de La Tabla.com)


 
Source en espagnol :


http://www.cubadebate.cu/especiales/2016/12/18/por-que-sacan-los-billetes-de-100-bolivares-de-venezuela/#.WFeRxnd7QRE


URL de cet article :


http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2016/12/venezuela-pourquoi-sortent-ils-les-billets-de-100-bolivars.html

VENEZUELA : POURQUOI SORTENT-ILS LES BILLETS DE 100 BOLIVARS ?

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