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Venezuela : Les médias et les agences internationales boycottent le Sommet des Pays Non-Alignés

Quand un pays devient un danger pour des intérêts importants, il devient un espèce de pays mauvais et abominable dans lequel il n'arrête pas de se passer tellement de choses mauvaises que les journalistes et les correspondants de presse n'arrivent pas à les raconter toutes en même temps.

Evidemment, en ce moment, pour les correspondants avides de gravir les échelons en écrasant des pieds, le Venezuela est le pays imaginaire sur lequel ils tirent et le Sommet du Mouvement des Pays Non-Alignés (MNOAL) qui regroupe 120 pays est le nouveau contexte dans lequel leurs tirs se répètent après que leurs pronostics d'explosion sociale se soient heurtés à la réalité.

Les intérêts et le Sommet

Reuters, Associated Press, Bloomberg et EFE sont la propriété de grands fonds financiers comme Vanguard Corp, State Street Corp et Bank Of America (entre autres), du chef d'entreprises Michael Bloomberg et de l'Etat espagnol, c'est pourquoi il n'est pas étonnant que tous ces médias produisent des reportages qui présentent les choses sous un même angle : un Venezuela détruit qui peut à peine recevoir le second sommet mondial en nombre de pays.

Dans le cas de Bloomberg, Nathan Crooks et José Orozco rappellent une fois de plus les prévisions du FMI basées sur Dólar Today, le taux d'inflation et que tout va au désastre au Venezuela pour minimiser la tenue du sommet dans le pays comme un signe que rien ni personne en peut réchapper au Venezuela d'une éventuelle faillite sauf un changement de gouvernement grâce à un referendum qui, Crooks et Orozco le rappellent, est en marche.

De la même façon, ceci étant une ligné éditoriale fixée par la maison mère de ces médias, Reuters utilise les déclarations de Henrique Capriles Radonski destinées en particulier à qualifier le MNOAL de « show qui est une moquerie pour les Vénézuéliens. »

Les titres de ces notes de presse démontrent assez les objectifs de diabolisation du pays et de le présenter comme un désastre, avec l'aide évidente de la MUD puisqu'ils vont de : « Les problèmes du Venezuela éclipsent le Sommet des Non-Alignés » (Reuters) jusqu'à : « Margarita devient un foyer d'incendie politique dans la crise du Venezuela.» (Bloomberg).

Répression et visite de pays isolés

De la même façon,AP, EFE, Bloomberg et Reuters se chargent de reprendre des déclarations de l'opposition sur une « vague de répression dans le pays » qui soi-disant cherche à faire taire les protestations concernant le referendum et trouvent à Villa Rosa leur seul argument de poids, démontrant clairement qu'ils cherchent à fabriquer cet événement et à l'amplifier pour le vendre à l'étranger comme signe du fort mécontentement envers le Gouvernement et la tenue du Sommet.

Dans cette ligne, ce qu'on voit, c'est que les protestations convoquées par la MUD sont hiérarchisées en cachant la dernière mobilisation ratée et une ligne éditoriale destinée à montrer que les « problèmes » du Venezuela obscurcissent le Sommet dans le but d'instaurer l'idée que le Venezuela va tellement mal qu'il est incapable de recevoir une rencontre mondiale sans que ses citoyens la sabotent comme si toute l'Ile de Margarita était contre la tenue du Sommet et l'affluence de touristes provoquée par cet événement.

De la même façon Reuters minimise l'importance du MNOAL, le second organisme après l'ONU en termes de nombre de pays et met en doute la présence de nombreux pays parmi lesquels la Colombie qui a fini, récemment, par confirmer sa présence. Justement, dans ce sens, Bloomberg cherche à la qualifier de « controversée » à cause du mécontentement des Etats-Unis provoqué par la présence de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU au sommet de 2012 qui démontre exactement le contraire de ce qu'ils veulent dire entre les lignes et ils se voient, dans l'intérêt particulier de Washington, de boycotter à nouveau cette rencontre.

Dans le même but, Girish Gupta de Reuters se consacre exclusivement, sur Twitter, à qualifier le Venezuela de « pays isolé » parce qu'il reçoit le président de l'Iran Hassan Rouhani, celui du Zimbabwe Robert Mugabe, un représentant de la Corée du Nord et qu'il peut compter sur la présence confirmée de 105 délégations (sur 120) parmi lesquelles celle du vice-président de l' Inde Vijay Kumar Singh, une des principales puissances émergentes du monde.

Même dans sa tendance anti-sommet, Gupta en arrive à comparer une statue de Chávez inaugurée dans le cadre de ce sommet à celle de Saddam Hussein qui a été renversé en Irak pendant l'invasion du pays par les Etats-Unis, avec un doigt d'ironie comme s'il souhaitait que la même chose arrive au Venezuela pour le rapporter.

Les sources primaires et la fausse dichotomie entre les dépenses du Sommet et la crise du pays

La plupart des sources utilisées pour ces articles éminemment anti-vénézuéliens, proviennent de la MUD et de ses porte-paroles parmi lesquels Chúo Torrealba et Henrique Capriles Radonski. « Show » et « spectacle sans aucun sens » sont 2 des termes utilisés par ces 2 individus pour qualifier un sommet de grande importance pour le monde et ainsi discréditer l'image du pays dans le monde.

Concrètement, Reuters les utilise pour soutenir que ceux qui sont « critiques envers le Gouvernement sont indignés que Maduro soit l'hôte d'un sommet quand des familles, dans le pays, sont frappées par la récession et sautent des repas à cause des pénuries d'aliments et de l'inflation galopante. » Le but, repris par le journalisme vénézuélien médiocre, est de dire qu'il existe une dichotomie entre les dépenses du Sommet et le « crise du pays pour légitimer un boycott actif de l'image du pays dans le monde.

La faiblesse de cet argument est que seul un accord avec certains des 120 pays du bloc peut être comparé à l'argent dépensé pendant le Sommet et seulement avec la possibilité de relancer et de renforcer des alliances stratégiques avec l'Inde, l'Iran et des pays d'Afrique et d'Asie, le Venezuela pourrait accéder à des relations gagnant-gagnant pour améliorer la situation économique actuelle du pays.

Boycotter, le Sommet, comme le veut l'anti-chavisme, ne va pas seulement contre le gouvernement mais va contre toute la population et c'est pourquoi les médias des grandes banques soutiennent la MUD pour s'approprier les richesses qu'ils n'ont pas encore pu avoir.

Publié le 20 Septembre 2016 par Bolivar Infos

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/medios-y-agencias-usan-a-la-mud-para-atacar-la-mnoal-y-venezuela

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/09/venezuela-les-medias-et-les-agences-internationales-boycottent-le-sommet-des-pays-non-alignes.html

Venezuela : Les médias et les agences internationales boycottent le Sommet des Pays Non-Alignés

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