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Venezuela: Ramos Allup a une crise de franchise et insulte tout le monde

Caracas, 08 avril AVN.- Le gouvernement que souhaite Ramos Allup pour le Venezuela devra appliquer des mesures "amères" au pays. Entendre cela dans la bouche du dirigeant d'AD fait penser, presque sentir, un malaise à l'estomac. Cet accès de sincérité du loquace président de l'Assemblée Nationale (AN) s'est produit vendredi pendant une cérémonie à l'Université Catholique Andrés Bello (Ucab), à Caracas.

le vétéran politique de 72 ans est connu pour ses crises de franchise lors desquelles il se livre à un large éventail d'insultes aussi amères que les mesures qu'il annonce pour le peuple vénézuélien si la droite atteint son but. Cet éventuel gouvernement post-chaviste, annonce Ramos Allup, "va devoir faire des prodiges et va perdre sa popularité, certainement très vite, pour pouvoir redresser le pays par les mesures amères qu'il doit appliquer".

Amères (rêches, dures, antipathiques, malveillantes, virulentes, agressives, mordantes, douloureuses) fut peut-être l'adjectif le plus approprié que le parlementaire ait utilisé lors de son discours à l'UCAB dans lequel il a étalé des mots très peu connus comme "cuclufleta" (plaisanterie) - qu'il destinait au Haut Commandement Militaire - jusqu'à des expressions comme "muérgano" (NDT rustre), utilisé ici comme une insulte vulgaire sans la connotation presque affectueuse des grand-mères) qu'il a appliqué aux leaders bolivariens.

Bien que l'UCAB semble être un lieu d'élite, en vérité, elle a été liée très étroitement avec les aventures putschistes de la droite vénézuélienne, c'est pourquoi personne, si catholique qu'elle soit, ne sourit quand l'adjectif le plus poli qu'utilise le chef des tribuns d'AD pour parler des chavistes, est "canailles".

Rares sont ceux qui sont partis sans avoir été insultés par le président de l'AN. ls soulignent non seulement les mots utilisés mais aussi l'ensemble des personnes et des institutions visées, des Pouvoirs de l'Etat aux citoyens ordinaire sans oublier les Forces Armées Nationales Bolivariennes, les travailleurs du secteur public, en particulier les journalistes et toute personne critique envers l'action de l'opposition au Parlement.

Devenu une des principales - mais pas la principale - vedette actuelle de l'opposition, Ramos Allup a qualifié "grands écrivailleurs de conneries" les opposants critiques de l'action de l'AN, de "criminels" les chavistes qui manifestent dans le centre de Caracas, de "délinquants" les autorités des pouvoirs Exécutif, Judiciaire, Electoral et Citoyen et le président de CONATEL, de "voleurs et protecteurs du trafic de drogues" les militaires et avec le courage que lui donnent les droits du parlement, il a traité de "fanfaron" le ministre du Pouvoir Populaire pour la Défense.

Pendant son allocution, pour prouver qu'il est le défenseur du dialogue, il a destiné au chef de l'Etat et aux présidentes du Pouvoir Electoral l'adjectif "glandeur, glandeuse" bien que dans ce dernier cas, il ait fait remarquer que c'est un mot qui est dans le dictionnaire. De plus, il a désigné les pays membres du CARICOM par une expression combinée: "Chuleteo internacional" (quelque chose comme profiteurs).

Il a qualifié le système de médias publics de "cloaque exposé au soleil" et s'est amusé à préfigurer peut-être une de ces mesures amères qu'il adopterait si la droite arrivait au pouvoir: "Moi président, on s'attaquera à ces glandeurs du Système National de Médias Publics et on les fera disparaître de la carte" sans préciser s'il propose pour ces travailleurs le chômage, l'extermination ou l'expulsion de la carte en question.

La franchise du président de l'AN membre d'AD - retraité du Parlement après avoir servi sous 2 gouvernements de la Quatrième République 1958-1998 - l'a rattrapé pourparler à ses actuels partisans: "Beaucoup de gens qui le serrent dans leurs bras, l'embrassent: ah, ma vie, que tu es beau", sont les mêmes don me parlait ma mère: "bandit, membre d'AD, quatrième république, dinosaure, etc..., c'est al vie".

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol:

http://www.avn.info.ve/contenido/ramos-allup-dictó-cátedra-del-insulto-ucab

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