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Caracas a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’Etat mi-février. En dépit des événements de ce type, c’est de l’intérieur du processus bolivarien qu’a émergé la principale menace pour son avenir : la corruption (lire « Le Venezuela miné par la spéculation »). Celle-ci s’oppose à l’éthique révolutionnaire que l’ancien président Hugo Chávez, décédé en 2013, revendique dans un livre d’entretiens avec Ignacio Ramonet, dont nous présentons ici un extrait.

par Ignacio Ramonet, mars 2015

Quelle est votre conception de la révolution ?

Je pense qu’une révolution doit être quelque chose de très concret. Une des erreurs qui ont été commises par le passé lors des nombreuses tentatives révolutionnaires est qu’elles se sont cantonnées à l’aspect théorique. Elles ont accordé une importance excessive à l’élaboration théorique et très peu à la dimension pratique. Et je crois qu’une révolution requiert, sans aucun doute, un grand effort dialectique de théorisation mais également de praxis. Et j’irai plus loin : ma conviction, c’est que la praxis constitue, fondamentalement, ce qui fait qu’une révolution en est une ou pas, pour de vrai. C’est la « praxis transformatrice » qui change la réalité ; c’est, du moins, l’expérience que nous sommes en train de vivre ici, au Venezuela, depuis 1999.

Certains opposants vous reprochent de vouloir construire le socialisme sans l’accord explicite du peuple.

Ils essaient de confondre l’opinion publique. Ils ne cessent de répéter que je suis en train d’introduire illégalement une réforme [de la Constitution] qui a été « refusée par le peuple » [lors du référendum du 2 décembre 2007]. Ils disent que j’essaie d’introduire le socialisme alors que le peuple a dit « non » au socialisme... Ce n’est pas vrai. Rappelez-vous que la base idéologique de ma campagne présidentielle de 2006 était le Projet national Simón Bolívar. J’ai parcouru tout le Venezuela avec ces idées, en répétant clairement aux électeurs : « Nous prenons le chemin du socialisme ! » ; je l’ai dit un million de fois. Et j’ai gagné cette élection présidentielle [du 3 décembre 2006] avec 63 % des voix. Pendant la campagne électorale et tout au long de l’année 2006, j’ai défini avec la plus grande clarté les sept axes stratégiques fondamentaux du premier Plan socialiste de la nation. On a même publié une brochure, « Programme de gouvernement du candidat Hugo Chávez, septembre 2006 », et des millions d’exemplaires ont été distribués.

Pouvez-vous me rappeler quels étaient ces sept axes (...)

Pour consulter l'article complet:

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/RAMONET/52706

Hugo Chávez, Dieu et la révolution (Le Monde Diplomatique)
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